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  • Un peu d'histoire
  • Genèse simplifiée du karaté
  • Les caractéristiques du Wado Ryu
  • Les Katas

Un peu d'histoire :

"Il ne faut jamais contrarier la force naturelle... Ce qui est important, c'est la distance. Mais il n'existe pas de distance idéale. A chacun de trouver la sienne... Cherchez toujours le point vulnérable... Tout est dans la répétition comme au théâtre. Chaque soir néanmoins on ne joue pas de la même façon... Le respect de l'étiquette ouvre les portes du cœur. Et la façon dont on serre son poing l'atteste... Avant chaque combat, videz votre cœur... Mon père pratiquait une fois chaque matin un kata. Pourquoi un seul ? Parce qu'il n'y a qu'un matin."


Extrait des propos tenus par le Grand Maître OTSUKA II lors d'une interview réalisée à Tokyo en 1987 par Gérard GUEGAN.
 

Le style "Wado-Ryu" a trouvé son nom dans la philosophie :

- Le "WA" c'est l'application de tous les messages donnés par la nature, c'est créer un esprit d'entente entre tous les éléments de la terre, nature, créatures vivantes, forces divines.

- Le "DO" c'est d'essayer de pratiquer, de suivre, d'appliquer le "WA". Il est le chemin qui permet de suivre l'idéal, la philosophie du "WA".


Les Arts Martiaux doivent servir la Paix, ils sont la voie qui conduit à la paix.
Le Karatéka doit y parvenir par l'emploi naturel des techniques qu'il maîtrise, par l'utilisation de la force intérieure, une force de l'âme et de l'esprit qui lui permet de servir la paix: le WA no MITCHI.
Mitchi comme Do voulant dire le chemin, WA no MITCHI = WADO

Le message du "WA"
C'est une démarche spirituelle : comment vivre dans la paix en suivant son esprit. Trois grands principes, qui ont pour sens d'être en harmonie avec l'immensité, la régisse :
Etre en harmonie avec les forces divines
Etre en harmonie avec la nature
Etre en harmonie avec la morale et le sens moral
Le "WA", c'est le souffle du vent, c'est la rivière qui trace son cours et le modèle selon les obstacles rencontrés, même si ce sont des rochers. C'est la fluidité qui s'adapte.

Le WADO-RYU ne doit pas être pratiqué seulement pour développer un bien être personnel, il doit être pratiqué en harmonie avec tous les éléments de l'univers.
Le WADO-RYU : un Karaté différent, plus souple, plus fluide...
... qui s'inscrit dans la durée par un entrainement physique non traumatisant.

Contrairement aux autres styles d'arts martiaux, le WADO-RYU n'est pas violent. L'entrainement physique, non traumatisant, permet à ses disciples de le pratiquer toute leur vie.


Le livre du Maître "KARATE-DO WADO-RYU KATAS" Volume 1 est très riche, Hironori OTSUKA I a, tout au long de sa vie, travaillé à la recherche de nouvelles techniques; les déclinant à l'infini, codifiant tous les mouvements créant une méthode beaucoup plus explicative que celles des autres styles où il n'y a pas de recherche en dehors des techniques de bases et des katas. Les disciples du WADO-RYU apprennent ainsi plus de mouvements et sont vraiment guidés dans leur progression.

Les techniques de base de pied et de poing sont également plus complètes en WADO-RYU qu'ailleurs.

Les exercices à deux qui sont la grande spécificité du style sont très nombreux et extrêmement codifiés. Parmi eux la défense au sabre, exercice particulièrement difficile et spectaculaire par la présence de cette lame d'acier qui n'accorde aucun droit à l'erreur.

Seul le très grand maître Hironori OTSUKA II le pratique en exercice à deux avec son fils Kazutaka OTSUKA héritier désigné de la WADO-RYU KARATE-DO RENMEI. C'est autrefois avec son père que l'actuel grand Maître pratiquait cet exercice.

La subtilité de ce style lui donne la faveur des universitaires parmi lesquels il a connu un démarrage fulgurant et chez lesquels il reste le style le plus pratiqué.

Parmi les quatre styles les plus pratiqués au Japon (Wado-Ryu, Goju-Ryu, Shito-Ryu, Shotokan), le WADO-RYU développe notamment chez ses pratiquants une force de concentration qui leur permet de prendre la bonne décision au bon moment.

Le WADO-RYU: un style né d'une vie de recherche

L'histoire du WADO-RYU commence le 1er juin 1892 avec la naissance de son créateur Hironori OTSUKA. Fils aîné du Docteur Tokujuro OTSUKA, il découvre les Arts Martiaux dès l'enfance grâce à son grand-oncle qui, le premier, lui enseigna le Jujitsu. Ce fût dès lors pour lui une obsession.
Le 1er avril 1897, alors qu'il n'a pas encore atteint ses cinq ans, Hironori commence l'apprentissage du SHINDO YOSHIN RYU JUJITSU sous la supervision du 3ème Grand Maître du style Jujitsu: SHINZABURO NAKAYAMA senseï. Un art qui insiste sur la relation entre la nature et la grâce du mouvement.
L'étude des mouvements du Jujitsu impressionne le jeune OTSUKA sur l'importance de la grâce naturelle du mouvement. Cet enseignement joue une part importante dans le WADO-RYU et ce encore de nos jours :
"En défense et en attaque, l'utilisation du poids de l'adversaire et de ses mouvements joue le même rôle dans la défaite de votre opposant que les propres mouvements de votre corps"
De 1910 à 1917, tout en poursuivant des études commerciales à l'université de WASEDA, OTSUKA continue l'étude du SHINDO YOSHIN RYU JUJITSU et de plusieurs autres styles d'arts martiaux en tirant de chacun ses qualités positives. Il peut ainsi développer, améliorer certaines techniques existantes avec d'autres plus innovatrices. Dans le même temps il apprend l'art de replacer les os.
En 1917, il entre à la Banque KAWASAKI où il ne restera que quelques années. Il projette déjà de consacrer sa vie aux arts martiaux.
En 1920, il reçoit le plus haut degré du style SHINDO YOSHIN RYU JUJITSU qui lui permet de succéder à son Maître en tant que 4ème Grand Maître.
En 1922, la découverte du KARATE marque un grand tournant dans sa vie. GICHIN FUNAKOSHI senseï vient à Tokyo faire une démonstration de son style: le KARATE d'OKINAWA. Des liens étroits se nouent entre ces deux Maîtres et en l'espace d'une année OTSUKA senseï apprend tous les Katas importés d'OKINAWA.
A cette époque, le KARATE d'OKINAWA ne se concentrait que sur les Katas. OTSUKA pensa qu'il y manquait l'esprit du BUDO.
L'esprit du BUDO se concentre sur la défense et l'attaque et c'est pourquoi OTSUKA développe alors le YAKUSOKO KUMITE pour compenser le manque de technique d'attaque. De même il pense à une nécessité d'un KARATE plus fluide et se consacre alors au développement de son propre style de KARATE: le WADO-RYU.
C'est en 1934 que le style WADO-RYU est né et officiellement reconnu comme un style à part entière. Cette même année, le 28 février, naît OTSUKA le second, aujourd'hui 10ème DAN SHIHAN, Président et Grand Maître Suprême de la Fédération Internationale des Organisations de WADO-RYU KARATE-DO.


OTSUKA senseï devint une personnalité reconnue dans le monde des Arts Martiaux.
En 1942, il reçoit le titre de "KYOSHI-GO".
En 1944, il est nommé Chef des Instructeurs Japonais de Karaté.
En 1963, le Japon renvoie de nombreux senseï faire des démonstrations d'Arts Martiaux en Europe et en Amérique. L'impression fut énorme et le WADO-RYU fut reconnu dans le monde pour ses réels mérites.
En 1966, Hironori OTSUKA senseï reçoit des mains de l'Empereur HIROHITO le titre de : KU
N GOTO SUOKUO KYOKU JUJITSU SHOU en remerciement d'une vie dédiée au développement et à l'enseignement du KARATE.
Dès 1970, le WADO-RYU est installé un peu partout dans le monde et ce, par un groupe de senseï Japonais hautement qualifiés par le Grand Maître et qui diffusent encore de nos jours les doctrines du vrai "WADO-RYU KARATE".
En 1972, OTSUKA senseï reçoit un honneur encore jamais décerné à un Maître de Karaté. Le Président de la Fédération Internationale des Arts Martiaux (un membre de la famille impériale), lui donne le titre de : 
MEIJIN: le meilleur artiste martial en Karaté.
C'est le plus haut titre que l'on puisse recevoir et aucun autre Maître ne l'a encore reçu à ce jour.

En 1981, le 20 novembre, OTSUKA MEIJIN abdique en faveur de son fils qui prend le nom de Grand Maître HIRONORI OTHSUKA II. Deux mois plus tard, le 29 janvier 1982, il décède à son domicile.

Genèse simplifiée du karaté :

Les caractéristiques du Wado-Ryu

" En défense et en attaque l'utilisation du poids et des mouvements de votre adversaire joue le même rôle dans la défaite de ce dernier que votre propre poids et vos propres mouvements." Hironori Otsuka 

"Il faut considérer le Wado-Ryu comme une école de Ju-jutsu à laquelle ont été ajoutées des techniques de Karaté d'Okinawa et des techniques d'armes issues des écoles japonaises de sabre Yagyu et Toda. C'est ce qui explique que le Wado est bien plus proche des Budo japonais traditionnels que des arts martiaux d'Okinawa. Le Wado-Ryu n'est pas un sport ... Le but premier consiste à mettre l'adversaire hors de combat...." Hironori Otsuka 

Les Katas :

Origine des katas

Originaires de Chine, les katas ont d'abord été introduits à Okinawa au cours des siècles passés.  Modifiés, simplifiés par les pratiquants de l'île ou les enseignants chinois afin de les rendre plus accessibles aux débutants (certains taos chinois ne comptant pas moins de cent-cinquante à deux cents mouvements !), ces katas ont fait leur apparition au Japon dans les années vingt, avec l'arrivée des premiers Maîtres okinawaïens : les Sensei Funakoshi, Motobu, Miyagi et Mabuni notamment. Tous les styles actuels de karaté ont repris un certain nombre de katas anciens auxquels sont venues s'ajouter des formes de création récente (postérieure à 1900).  C'est le cas des Pinan, créés par le Maître Itosu vers 1907, à l'usage des débutants, et que Gichin Funakoshi transformera en Heian.  De plus les idéogrammes chinois d'origine n'ont pas toujours été transmis, les Okinawaïens se contentant parfois d'une simple transcription phonétique, déformée par la prononciation locale.  Lors de leur exportation vers le Japon, certains katas allaient à nouveau changer de nom, parfois pour des raisons politiques.  Vu l'impérialisme nippon, en plein essor dans les années trente, les noms d'origine chinoise se devaient d'être proscrits. Toutes ces raisons font qu'un même kata peut être connu sous trois noms différents : chinois, okinawaïen et japonais.  Ainsi de Kushanku (chinois) qui donnera Kosokun (okinawaïen) puis Kanku (japonais).


Les Katas Wado-Ryu

Pinan Nidan (21 mouvements)

Pinan Shodan (26 mouvements)

Pinan Sandan (21 mouvements)

Pinan Yodan (28 mouvements)

Pinan Godan (21 mouvements)

Les 5 katas de pinan ont été composés en 1907 par Anko Itosu Sensei à l'intention des écoles d'Okinawa, où le karaté fut alors enseigné en tant qu'éducation physique, à partir des katas Kushanku et Bassai. Gichin Funakoshi les repris par la suite dans son style Shotokan et les appela Heian, tout en y introduisant quelques changements. Après 1930 Hironori Otsuka se sépara de Funakoshi, avec lequel il avait appris le karaté, et créa le Wado-Ryu, rebaptisant les 5 katas "Pinan" et revenant, mais en partie seulement, à leur configuration ancienne. 


Bassai (43 mouvements)

"Bassai" est l'un des kata les plus anciens, mais son créateur est inconnu. il veut dire "Traverser la forteresse". c'est donc un kata qu'il faudra exécuter pas trop rapidement mais avec beaucoup de puissance. 


Jion (52 mouvements)

Le nom de ce kata, probablement venu de Chine et repris par le Tomari-te d'Okinawa, fait référence au Bouddhisme (nom d'un temple ? référence à la "compassion", à la "pitié" ?) 


Kushanku (66 mouvements)

Le nom de ce kata serait celui d'un officier chinois qui fit partie d'une délégation officielle envoyée par la chine sur l'île d'okinawa en 1756. Peut être parce que celui-ci démontra alors un Tao de son pays. On appela par la suite ce kata Kosokum. En l'enseignant au Japon, Gighin Funakoshi en fit Kanku (regarder le ciel) et Hironori Otsuka pris le nom de Kusnaku. 


Naifantchi (39 mouvements)

Le kata Naifantchi du nom de la position utilisée, est typique du style Shuri-te d'Okinawa. Il faisait parti des katas amenés par funakoshi au Japon au début des années 1920. Celui-ci les appela Tekki pour le shotokan et certaines techniques en furent peu à peu modifiées par ses élèves dont Hironori Otsuka. 


Niseishi (33 mouvements)

Le kata Niseishi s'écrit également Ni Sei Shi "24 pas". Il se retrouve dans plusieurs styles sous la même appellation comme dans le Shito Ryu et sous d'autres nom comme en shotokan où il est devenu Niju-Shiho. 


Rohai (24 mouvements)

C'est le kata du "miroir clair", provenant du Tomari-te d'Okinawa. Mais on ne connaît pas la filiation exacte de ce kata ancien. Il y eut en réalité autrefois 3 kata dits "Ro-Hai" 


Seishan (42 mouvements)

Ce kata est à la fois respiratoire (Dans sa première partie l'accent est mis sur le contrôle de la respiration, avec travail du hara) et de combat ( dans sa seconde partie qui devient dynamique). c'est la trace de l'ancien Naha Te qui survit ici à travers ses mouvements initiaux faits sur respiration lente, profonde mais silencieuse.

Son nom vient de la position de base utilisée (Seishan et Tate Seishan). 
 


Wanshu (40 mouvements)

Ce Kata, venu de la branche Tomari-te d'Okinawa, remonterait à la fin du XVII siècle. on site la date précise de 1683 et certaines sources avancent que son nom est celui de son créateur chinois. Pendant un siècle ce Kata fut exclusivement pratiqué dans le village de Tomari


Tchinto (46 mouvements)

Ce kata rappelle "le Héron sur un rocher" par ses nombreuses positions sur une seul jambe, qui reviennent également dans rohai.

Ce kata vient du style Tomari Té et allie vitesse et stabilité malgré de nombreuses rotations. Toutes les séquences se déroulent sur un seul axe.


 

Certaines variantes exécutent aussi:

  • Unsu
  • Suparimpei
  • Kunpu (52 mouvements)                                                                                                                                                                               Ce kata est le kata des katas supérieurs comme kushanku l'est pour les katas de base.

 

Les katas Taikyoku NidanTaikyoku ShodanTaikyoku Sandan, ont été créés et mis en place par la FFKDA pour les enfants, mais ne font pas partis de la liste originelle de katas de l’école.

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